FFS/Désavoué des éléments qui veulent négocier avec l'autorité


15 Dec
15Dec


Le Front des Forces Socialistes, fidèle aux principes de sa création depuis 1963, à savoir l’édification d'un État de droit, salue encore une fois la mobilisation pacifique des algériennes et algériens depuis le 22 février 2019 à ce jour. Une auto-mobilisation qui consolide l'unité nationale et redonne espoir aux Algériens, souffrant  d'un marasme social,  économique et du déni des droits, les plus élémentaires, depuis des décennies. 


Les Algériennes et les Algériens ont su déjouer magistralement toutes les tentatives de division, de diversion et de dispersion initiées par le pouvoir. Aucune élection, truquée ou imposée au peuple, ne peut être une solution à la crise multidimensionnelle qui  paralyse le pays. 


L'élection d'une assemblée constituante, revendication historique du parti, et la reconstruction d'un consensus national et populaire sont les seules voies, à même de garantir une transition pacifique et apaisée.

Ces deux projets demeurent la préoccupation de tou(te)s nos militant(e)s.


En cette période cruciale que traverse le pays, et devant l’entêtement des décideurs qui ne se soucient que du maintien du système, le FFS exprime sa solidarité envers les victimes de la répression policière qui s'abat sur des centaines de militants à Oran et à travers tout le pays. La libération inconditionnelle de tous les détenus politiques et d'opinion est une autre exigence du FFS. Le simulacre électoral du 12 décembre n'est qu'un énième coup de force contre la volonté populaire, comme ce fut toujours le cas depuis 1963. 


Le FFS qui a toujours privilégié la voie du dialogue et du consensus regrette qu'aucune volonté réelle n'a été affichée par les décideurs depuis le 22 février 2019. Cet entêtement du pouvoir risque de conduire le pays droit vers le chaos. Fort heureusement, ceci accentue la détermination du peuple à se faire entendre et protéger ses revendications légitimes qui vont dans le sens d'un changement radical et pacifique.


Concernant l'appel de deux anciens membres de l’Instance Présidentielle et de l'ex premier secrétaire démissionnaire, quelques heures seulement après l'annonce des résultats du scrutin présidentiel, largement rejeté par le peuple, à prendre part au dialogue de sourds  lancé par le nouveau chef désigné d'El Mouradia, n’engage que leurs personnes. Ces derniers sont révoqués par le Conseil National du parti le 22 mars 2019. 


Le FFS, dont les décisions sont toujours prises par le Conseil National, rassure ses militants, ses sympathisants et tout le peuple algérien qu'il ne reconnaît ni les élections du 12 décembre ni le président désigné par l'État-major et rappelle qu'un dialogue sérieux ne pourrait être engagé sans l'ouverture du champ politique et médiatique. 


Le FFS compte lancer une série de réunions internes, de concertation et réflexion, avec l'ensemble des structures du parti : Direction Nationale, Conseil National, Secrétariat National, Groupe Parlementaire et Conseils Fédéraux afin de remobiliser ses militants et sympathisants et poursuivre son combat pour l'avènement d'une deuxième république. 


Vive le FFS

Gloire à nos martyrs


Le Premier Secrétaire National

BENAMEUR Belkacem

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